Le mal, lui, s'apparente à un gaz : il n'est pas facile à voir, mais il est repérable à l'odeur. Il est le plus souvent stagnant, réparti en nappe étouffante; on le croit d'abord inoffensif à cause de son aspect - et pluis on le voit à l'oeuvre, on se rend compte du terrain qu'il a gagné, du travail qu'il a accompli - et on est terrassé parce que, à ce moment-là, il est déjà trop tard. Le gaz, ça ne s'expulse pas.
Je lis dans le dictionnaire : " Propriétés des gaz : expansibilité, élasticité, compressibilité, pesanteur. " On jurerait une description du mal.
Je lis dans le dictionnaire : " Propriétés des gaz : expansibilité, élasticité, compressibilité, pesanteur. " On jurerait une description du mal.